Créer une œuvre artisanale en cloisonné, siroter un latte au riz gluant ; feuilleter quelques livres, pratiquer un « yoga du coucher de soleil »... Sur les terrasses, l'ancien axe central rencontre de nouveaux paysages suspendus.
Le district de Dongcheng à Beijing propose une innovation touristique et culturelle « en hauteur », offrant de nouvelles expériences. Après l'apparition des premières terrasses « Brise légère » l'année dernière, une trentaine de terrasses sont proposées cet été dans le district. Les terrasses « Brise légère » gagnent en altitude et deviennent de véritables salons culturels où l'on peut admirer le paysage, s'arrêter et vivre des expériences.
Un espace culturel participatif

Quand le soleil couchant dore les tuiles de la Cité interdite, sur la terrasse « Xianshu » au 7e étage de l'hôtel UrCove adjacent à la Cité interdite, plusieurs clients tiennent des outils de bleuage et remplissent délicatement l'émail sur la base en cuivre du cloisonné.
L'été dernier, les terrasses de Dongcheng ont ouvert pour la première fois une nouvelle perspective : « admirer l'axe central à distance ». Dans l'espace artistique Guantan au dernier étage du marché Hongqiao, les touristes immortalisent leur cliché avec un gâteau mousse en forme du Temple de la Prière pour de Bonnes Récoltes, face au véritable temple au loin. Cet été, les perspectives se multiplient : une trentaine de terrasses « Brise légère » réparties dans tout le district créent de nouveaux espaces de consommation touristique et culturelle. Une transition du « regarder » à l'« immersion » est en cours.
C'est le premier été que la terrasse « Xianshu » est ouverte. Sa responsable Zhao Meng, également héritière du patrimoine immatériel du cloisonné, y organise régulièrement des ateliers d'initiation. Sur la terrasse, les clients fabriquent des signets en émail cloisonné au soleil couchant : « On peut l'emporter, c'est plus significatif que n'importe quel souvenir. » D'autres viennent simplement pour commander un café et contempler les toits de la Cité interdite.
« La terrasse semble avoir un attrait particulier. Elle transporte nos produits de l'atelier en hauteur. Les clients qui montent sur la terrasse créent inspirés par le paysage de la Cité interdite et de la vieille ville, et ils reviennent », explique Zhao Meng. Le patrimoine immatériel quitte l'atelier pour monter sur la terrasse, et les techniques traditionnelles acquièrent une nouvelle vie dans un paysage ouvert.





