Nous étions vraiment très impatients d'accueillir Stephanie, Aurelie et Sylvain. Pour éviter de les louper à l'aéroport, nous avions préparé deux magnifiques écritaux avec leurs portraits et nous sommes arrivés environ deux heures à l'avance. Ce n'était pas trop gr?ve. Ca nous a laissé beaucoup de temps pour faire des reperages et pour observer les gens passer. Le moins que l'on puisse dire, c'est que rien ne ressemble plus à un aéroport qu'un autre aéroport. Celui de Beijing ne fait pas exception à la règle : deux aérogares (l'une pour les vols intérieurs, l'autre pour les vols internationaux), du monde partout, des aménagements connus... il n'y a que la fréquentation et l'écriture qui different. Nous esperons que ?a n'a pas été une déception d'arriver dans cet endroit pour nos trois compagnons.
Quoi qu'il en soit, ?a nous a fait un vrai plaisir de les retrouver. Claude trepignait d'impatience devant le hall d'arrivée. Même le fait de croiser plusieurs fois cette Russe en string et sans soutien-gorge sous une robe courte et transparente n'arrivait pas à la détourner de cette impatience... Une fois qu'ils ont vu nos belles pancartes, nous sommes très vite partis de cet endroit pour rejoindre le centre ville et nous installer dans notre auberge. Ca a été le point de départ de plusieurs jours de ballades dans les endroits que nous nous étions réservés pour leur sejour.
Alors que nous pensions uniquement avoir pris nos marques dans cette ville après quinze jours, nous nous sommes aper?us que nous jouions un peu les guides, une experience vraiment agréable lorsque nous nous occupons de gens que nous apprécions. En revanche, nous ne nous attendions pas à ce que Stephanie veuille go?ter à autant de mets dès le départ. Dès qu'il y avait quelque-chose de spécial au bord des rues, il fallait savoir ce que c'était et go?ter. Pareil au supermarché et dans les petits magasins. Du coup, nous avons dégusté plein des choses que nous n'avions pas osé manger jusque-là et nous nous sommes finalement sentis comme guide par la curiosité gustative de Stéphanie. Très sympa, pratique pour l'entrainement à la Mongolie, et sans aucune réaction facheuse de nos estomacs ; merci Stéphanie !
Le seul problème concernant leur venue a été la période de leur arrivée. Entre le 1er et le 8 mai, c'est la période de vacances la plus populaire de Chine. Et forcément, il y a beaucoup de monde dans les transports et dans les sites touristiques. Nous avons donc visité Beijing avec la foule. Ca pourrait en rebuter plus d'un mais c'est plut?t intéressant. La proportion d'occidentaux baisse considérablement et les visiteurs sont plus détendus. C'est vrai que cette foule nous a empêché de voir toute la cité interdite, mais ce site est tellement énorme qu'une journée n'aurait de toute fa?on pas suffi.
Quant à la place Tien Anmen, nous l'avons vu longtemps de loin. Elle grouillait de monde la journée, les stations d'accès au métro étaient fermées au moment où nous voulions nous y arrêter et les policiers en fermaient les accès dans la nuit. Pour Stéphanie, Aurélie et Sylvain (SAS) entrer sur cette place s'est un peu apparenté à un Graal qu'ils n'ont pu atteindre que le dernier jour... Pour donner un ordre d'idée de la fréquentation des sites touristiques, nous avons visité le palais d'été, un grand parc au nord-est de la ville, et l'estimation des visiteurs de la journée était de 71000 ! Impressionnant.
C'est dans ces conditions que nous avons aussi découvert la célébrité ! Le jour ou nous visitions le palais d'été, une jeune chinoise s'est approchée de moi, toute timide, en montrant l'appareil photo que tenait son copain. Je lui ai tout de suite proposé de faire une photo d'eux deux, fa?e au parc, quand elle m'a répondu qu'elle voulait faire une photo avec moi (c'etait la cinq ou sixieme fois depuis Hong-Kong) ! La scène s'est repetée dix minutes plus tard avec un petit vieux presque ému de me serrer la main (moi aussi, d'ailleurs : il avait du vivre tellement d'évènements importants en Chine). Plusieurs fois dans la journée, je me suis donc fait prendre en photo par les uns ou les autres, parfois en douce... Je ne sais pas ce qui se passait ce jour là, mais j'étais célèbre, et j'ai presque regretté de ne pas être monté dans la limousine d'Albert, mon copain des magazines !!!
Après quelques jours, SAS avaient pris leurs marques et ils ont pu se confronter au marché aux perles, avec tous ses marchants agressifs. Après avoir mangé un excellent canard laqué, Sylvain s'est révélé le meilleur dans l'art de la négociation. Très rapidement, il est arrivé à la conclusion que les tarifs réels du marché étaient aux alentours de 15% du prix annoncé par le vendeur, chose que nous n'avions pas imaginé jusque là, et qui nous a fait passer pour de petits débutants...
Les visites se sont enchainées à un bon rythme et nous redoutions le pire en allant voir la grande muraille à une période telle que celle-ci. Nous avons donc decidé d'aller sur un site moins frequenté mais plus loin, pour marcher 9km sur ce grand mur. La route d'accès a été plus qu'épique. Elle a commencé avec un chauffeur de van qui nous a expliqué que nous allions rejoindre un autre grand bus. Il s'est arreté au point de RDV, mais le bus était déjà parti. Il l'a finalement rattrappé après une course poursuite dans les rues de Beijing et une queue de poisson en règle... Ensuite, le grand bus nous a montré tout l'art des dépassements sur les routes chinoises (sur les bandes d'arrêt d'urgence, sur la troisième voie d'une route à deux voies...). Trois heures de grand art ! Le choix s'est révélé judicieux. Certes, il y avait du monde, mais beaucoup moins que sur la place Tien Anmen. Quant aux paysages, une nouvelle fois, les photos parleront d'elles-meme. |