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Éventails, lanternes, parasols et bicyclettes

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Nous avons déjà abordé les sujets « papier » et « bambou ». Ces matériaux sont si populaires dans l'artisanat chinois que je me dois d'y revenir en les joignant l'un à l'autre cette fois.

Il y a bien une vingtaine d'années, je rendais visite à un poète chinois de Beijing. Dans son studio étaient disposés, sur une étagère, divers éventails que le fier propriétaire me montra un à un, comme de précieux trésors. C'est de lui que j'appris qu'on pouvait offrir un éventail à un ami ou à une personne admirée, éventail orné d'un poème ou d'un dessin original. Un éventail peint à la main par un artiste célèbre est considéré comme une œuvre d'art, et on ne l'utilise pas : il devient une pièce de collection.

À Rongbaozhai (autrefois la rue des Antiquaires, de Beijing), on peut acheter des « squelettes » d'éventail, sur lesquels on collera un papier de son choix, puis dessinera ou écrira à l'encre noire ou de couleur. On y vend aussi des éventails entièrement fabriqués.

Hangzhou, au Zhejiang, est depuis des sièclesun des lieux les plus célèbres où acheter des éventails. Au lieu de papier, la base peut être en soie, comme le plus petit, violet, parmi les trois de la photo. Ces trois éventails appartiennent à ma collection ; on peut voir qu'ils sont datés et signés, au pinceau ou par l'application d'un sceau.

Il existe des éventails de toutes les dimensions imaginables : miniatures pour la collection, de grandeur moyenne pour l'utilisation pratique, et géants comme décoration. On peut les fixer au mur ou les poser sur un meuble au moyen d'un support adapté.

Les éventails qu'on agite à la main font partie du quotidien en Chine où l'été est long et chaud. Certains sont en forme d'arc et se plient comme un accordéon ; d'autres, rigides et plats, ronds ou de diverses formes. Ils peuvent être fabriqués de lanières de bambou, de feuilles de palmier, de paille, d'ivoire, de papier ou de soie. Selon le matériau, ils seront collés, tressés ou ciselés, et décorés de dessins, peintures et calligraphies, ou même brodés. Dans les temps modernes, le santal s'est ajouté à la famille des matériaux ; le bois est sculpté à la main de motifs typiquement chinois, et son parfum dure toute la vie. Dans un salon, l’éventail constitue un ornement très apprécié.

Aujourd'hui on se sert de l'éventail pour dissiper la chaleur, mais dans les temps anciens, en plus d'être run élément de prestige, il servait plutôt à produire de l'ombre, à protéger du vent et à indiquer le statut social. Il y a 3000 ans, deux serviteurs, un de chaque côté du siège de l'empereur, agitaient de longs éventails de plumes.

Les éventails les plus anciens avaient la forme d'une paire d'ailes. Ils étaient suspendus au plafond et bougeaient au moyen d'un système de poulies et cordes. Ils étaient assez grands pour desservir plusieurs personnes à la fois. Dans le sud du pays, au Fujian par exemple, j'en ai vus encore il y a quelques années. La corde est liée à une chaise berçante dont le mouvement permet à l'éventail de s'agiter, sans l'intervention de la main.

L'éventail est aussi un accessoire important du théâtre et de l'opéra. La façon de l'agiter révèle les sentiments : la jeune fille timide qui croise son bienaimé cache sa rougeur derrière un éventail.

Il est également indispensable au yangge que dansent les femmes dans les rues, qu'il s'agisse de spectacle ou de simple exercice physique.

La lanterne chinoise(caideng) nous est déjà familière, mais j'en reparle aujourd'hui pour sa parenté avec l'éventail en tant que matériaux : bambou et papier. Cependant, une base en métal et un revêtement de soie sont devenus plus populaires aujourd'hui. Les milliers de lanternes rouges qui décorent les parcs lors du Chunjie, soit du premier jour du printemps jusqu'à la fête des Lanternes, quinze jours plus tard, ne résisteraient pas aux éléments climatiques – et couteraient une fortune – si elles étaient en bambou et papier.

On peut voir sur la photo  un artisan en train de fabriquer l'armature d'une lanterne en bambou avec du papier de soie tordu et de la colle.

La fabrication de lanternes requiert un art consommé et beaucoup de temps ; il est donc normal que les œuvres des créateurs, fabriquées et peintes à la main, soient exposées dans des lieux protégés.

Enfin, parlons des parasols à base de bambou et papier.   C'est encore à Hangzhou que j'ai trouvé les plus beaux.

Dans la culture chinoise comme la culture européenne précédemment, avoir la peau bronzée dénotait l'appartenance à la classe ouvrière et agricole. Les dames s'abritaient donc du soleil au moyen d’une ombrelle, ou très souvent d'un simple parapluie dans la société d'aujourd'hui.

À Hangzhou toujours, j'ai acheté une ombrelle de coton blanc finement ourlé et brodé à la main sur une armature de bambou. Cet objet d'art repose dans ma collection d'objets de choix en attendant que je trouve une mariée à qui l'offrir pour compléter sa tenue.

Et les bicyclettes ? Eh bien, au moment où je rédige cet article, un documentaire passe à la télé : le jeune entrepreneur David Chin-Fei Wang explique comment il est en train de développer son projet BBB, soit Bamboo Bicycles Beijing!

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