Commission du développement du tourisme de la municipalité de Pékin


Le guqin

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ZHANG HUA

La musique, les échecs chinois, la calligraphie et la peinture étaient appelés les Quatre Arts du lettré dans les temps anciens. Ils servaient de critère pour juger du niveau culturel d'une personne.

Pourquoi dit-on guqin, littéralement « instrument antique » en chinois alors qu'on disait juste qin avant ? Tout simplement pour le différencier d'un nouvel instrument apparu après : le piano.

On ne sait pas exactement quand est apparu le guqin, mais on pense c'est sous les Zhou de l'Ouest ou avant car à l'époque, on dénombre déjà quelques virtuoses de l'instrument. Pendant la période des Printemps et Automnes et des Royaumes combattants (770-221 av. J.-C.), le guqin était à la base de la culture personnelle des lettrés. C'est à cette époque qu'il a reçu ses lettres de noblesse et est devenu un symbole de la culture chinoise.

Le guqin fait partie des instruments à cordes. Il a de nombreuses formes : la forme dite « Confucius », la forme dite « Fuxi », la forme « collier de perles » ou la forme « feuille de bananier ». La forme primitive du guqin ne comptait que cinq cordes qui représentaient chacune un des Cinq Éléments. C'est sous les Han (206 av. J.-C.-220) qu'on lui a ajouté deux cordes, portant leur nombre à sept.

Le guqin incarne une élégance tranquille. On en joue sur une table avec la main gauche qui appuie sur les cordes, la main droite qui les fait vibrer en les pinçant, les frottant, les grattant, les enfonçant ou encore en les tortillant, le tout accompagné de glissando et autres techniques particulières. La façon de poser le guqin est également très codifiée, on pose la partie large de l'instrument à droite et la partie étroite à gauche, les breloques accrochées sur les chevilles du qin doivent pendre dans le vide à droite de la table où est installé l'instrument.

Le guqin possède une étendue de quatre octaves, sa sonorité varie en fonction du toucher et se joue en pinçant les cordes, à vide ou en appuyant sur la touche, et avec des harmoniques. La sonorité du guqin est épaisse et élégante, un peu nostalgique et surtout très « antique ». Ainsi, le guqin était souvent utilisé par les lettrés pour cultiver leur caractère, et est un symbole de la culture de la vertu chinoise. Ji Kang (224-263) dans son Ode à la cithare qin, déclara : « Le qin n'est qu'un instrument, mais la vertu y est contenue. »

Dans la musique chinoise, beaucoup de morceaux de guqin sont des classiques : Grande Montagne et Eau Vive de Bo Ya, 18 variations sur un thème de flûte barbare de Cai Wenji, Guanglingsan de Ji Kang, ou encore Le Passage de la passe Yangguan d'après le poème de Wang Wei. Derrière chaque morceau de guqin se cache une histoire, une anecdote liée à la culture des lettrés chinois qui rendent cet instrument unique et totalement imprégné de cette élégance des gentilhommes chinois.

Certains guqin sont de véritables chefs-d'œuvre. En général, le corps de l'instrument est fait avec du bois de Paulownia. La facture du guqin a atteint son apogée à l'époque Tang et aujourd'hui, elle dépend surtout du niveau du luthier qui le fabrique. En général, celui-ci est d'ailleurs cithariste lui-même. D'après la légende, le père du cithariste Cai Wenji était un grand luthier.

Il existe plusieurs écoles de guqin, parmi les styles de jeu les plus célèbres, on distingue l'école Yushan, l'école Guangling, l'école Pucheng ou encore l'école Yanshan.

Le renouveau de la culture traditionnelle fait que le guqin est de plus en plus apprécié. Trésor culturel de la Chine, il a été inscrit sur la liste du patrimoine immatériel de l'Humanité.

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