Commission du développement du tourisme de la municipalité de Pékin


Le café, nouvel or noir de la Chine

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Les Pékinois sont de plus en plus nombreux à consommer du café, cette boisson faite à base de graines torréfiées de caféier, aux arômes les plus divers et aux propriétés stimulantes. Qu'il soit américain, filtre, cappuccino, expresso, frappé ou crème, le "caoua" ou "jus", les autres mots en français pour désigner une tasse de café, appelé aussi "jus de chaussettes", si celui-ci est mauvais, se trouve désormais sur le devant de la scène. Dans l'esprit des français, les Chinois sont de grands consommateurs de thé vert aux vertus médicinales, mais la mode semble avoir changé depuis quelques années et aujourd'hui, les trentenaires et la classe moyenne se tournent vers le café.

Le thé a sans doute encore un bel avenir devant lui en Chine, mais il devra faire face à un sérieux concurrent : le grain de café. On ne compte plus à Beijing les Starbucks, Pacific coffee ou Costa coffee etc., que l'on trouve à chaque coin de rue ou dans les centres commerciaux. Ces chaînes ont introduit en Chine (partie continentale), dans les années 1990, cette nouvelle mode du "café à l'américaine". Starbucks a ouvert son premier magasin à Beijing le 1er janvier 1999 et en possède désormais 40 dans la capitale et plus de 2100 dans le pays. Dans ces établissements, le café est souvent allongé et servi sucré dans un gobelet en plastique ... un pur sacrilège pour les connaisseurs. Et pourtant, la recette marche et les Pékinois affluent dans ces magasins, où un café coûte en moyenne 30 à 40 yuans, un prix encore élevé pour beaucoup.

Un café "made in China"

Originaire de Colombie, le café a parcouru un long chemin pour arriver en Chine, via l'Inde au 17e siècle. Mais il est aussi cultivé depuis le 19e siècle au Vietnam, aujourd'hui deuxième producteur mondial de café. C'est à cette période que le café arriva en Chine grâce à un missionnaire français qui planta les premiers grains de café dans la province du Yunnan, où le café est toujours cultivé de nos jours. Et Starbucks vient même se fournir dans la région, c'est dire si le café "made in China" est bon. Certains sites Internet français vendent aussi le café du Yunnan, qui a déjà ses lettres de noblesse.

Surfant sur cette vague, de nombreux "coffee shops" ont vu le jour à Beijing. Certains sont de vrais "spécialistes" du café (et ne servent quasiment que ça). C'est le cas du SOLOIST café, situé dans le Dashilar hutong, près de Tian'anmen. Avec une déco industrielle, non sans rappeler Berlin ou New York, cet endroit propose un café de qualité préparé par des baristas. Et le lieu ne désemplit pas, malgré les prix allant de 30... à 120 yuans la tasse, pour les cafés très haut de gamme. Au SOLOIST, on déguste le café comme un grand cru. Les connaisseurs diront qu'il est boisé, caramélisé, chocolaté, corsé, épicé, fleuri... tout un vocabulaire, qui n'est pas sans rappeler celui des amateurs de vin.

"Nous respectons les Starbucks, car ils ont donné à nos clients le goût du café. Aujourd'hui, certains viennent ici prendre des cours pour apprendre à préparer un café ou à le déguster. Le café, c'est un peu comme le vin, c'est convivial et c'est agréable de faire un café pour ses amis à la maison. Et contrairement au vin, on peut maîtriser le processus de fabrication et donc le goût. Ici, on sert le café sans sucre et nos clients découvrent que finalement, c'est bon comme ça. Notre arabica n'est pas amer, donc le sucre n'est pas nécessaire. Aujourd'hui la classe moyenne à Beijing dépense son argent en profitant de la vie, et le café fait partie des plaisirs. Nos clients achètent aussi le café en grains, que nous torréfions deux fois par semaine, et ils sont nombreux à préparer leur café eux-mêmes chez eux. Notre café est importé du Panama, de Colombie, d'Ethiopie, du Kenya... et ici on le sert dans de petites tasses, contrairement aux chaînes. Nos clients réalisent finalement que la quantité, ce n'est pas la qualité", précise Phil Ma Kaimin, propriétaire du SOLOIST café.

D'autres cafés de ce type ont fleuri dans les hutongs branchés de la capitale, notamment autour du Yong He Gong (Temple des Lamas). Les Pékinois ont donc le choix pour déguster un bon arabica dans la capitale, même s'ils sont très nombreux à apprécier finalement le café soluble, plus adapté au mode de vie actuel.

Quelle sera la prochaine mode à Beijing? Nul ne le sait encore, mais il semblerait que les bières étrangères commencent à connaître ici un grand succès.. Une autre affaire à suivre!

新华网

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