Commission du développement du tourisme de la municipalité de Pékin


La tournée des bars français de Beijing !

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À Beijing, comme ailleurs en Chine, de nombreux bars français (ou belges) ont ouvert ces dernières années. Partons à la découverte de ces lieux où la culture francophone est bien vivante.

Depuis une dizaine d'années, un grand nombre de Français – souvent des jeunes – ont fait le choix d'aller vivre et travailler à l'étranger : au Canada, aux États-Unis, en Australie, et bien sûr en Chine. Ils seraient environ 35 000 dans la partie continentale, auquel il faut ajouter plus de 10 000 installés à Hong Kong. Si ce chiffre ne représente que 5 % des étrangers titulaires d'un permis de séjour en Chine, les Français sont par contre surreprésentés dans la vie nocturne des métropoles chinoises ! Que ce soit à Shanghai, la « capitale » des Français en Chine avec environ 18 000 résidents, ou à Beijing dont nous allons vous présenter la vie nocturne, le Pastis coule à flots ! Environ 6 300 Français sont installés à Beijing. Autant dire une goutte d'eau dans la mer que constituent les plus de 20 millions d'habitants de la ville. Néanmoins, on y trouve près de 10 bars tenus par des Français ou par ces grands amateurs de bière que sont les Belges. Avant de commencer notre visite guidée par un apéritif Au Goulot, il est important de connaître les habitudes des Chinois en ce qui concerne les bars et la vie nocturne.

Traditionnellement, les Chinois ne boivent pas dans les bars mais dans les restaurants. Même si ces dernières années des « bars chinois » ont ouverts, les grandes soirées entre amis se font en général toujours dans des restaurants qui font office de bar une fois le repas achevé (d'ailleurs il ne sera achevé que lorsque les convives ne pourront plus engloutir ce qu'il reste sur la table). La bière et ce qu'on appelle le baijiu, de l'alcool de riz ou de céréales faisant souvent plus de 50°, sont les boissons des soirées chinoises par excellence. On boit en général vite et tôt, les soirées se terminant souvent avant 22h après avoir ingurgité beaucoup d'alcool en un temps record ! Il y a aussi les boîtes de nuit chinoises, toutes plus tape-à-l'œil et bruyantes les unes que les autres, où il est de bon ton d'acheter de chères bouteilles et de payer à boire à un maximum de personnes. Et il y a bien-sûr ce qui reste le « lieu de fête » favori des Chinois (surtout dans les villes moyennes), le KTV, genre de complexe dédié au karaoké qui peut être aussi immense qu'un immeuble de plusieurs étages où l'on va chanter entre amis dans des salles privées équipées d'écrans géants et de canapés en cuir. Mais revenons à Beijing d'où l'appel à l'apéro nous parvient de la Tour du Tambour…

Situé entre la Tour du Tambour et la Tour de la Cloche, dans un hutong du centre de Beijing, se trouve le bar Au Goulot (homonyme de « Tour du Tambour », prononcé en chinois). Olivier, 36 ans, gère ce bar convivial (presque familial) avec sa femme chinoise et l'aide informelle du frère de cette dernière. « à la base, j'étais venu en Chine pour voir mon frère qui tenait un bar à Beijing », dit Olivier. « Et comme il draguait toutes mes collaboratrices, l'interrompt son frère, il a fini par sortir avec l'une d'elle ! » « Voilà, rigole Olivier. Et puis on a décidé d'ouvrir une affaire ensemble l'été dernier. Par contre, on s'attend à être obligé de fermer à tout moment car des travaux sont en cours dans le quartier et il y a de grandes chances que le bar soit détruit... » Le lieu est connu de beaucoup de Pékinois pour sa terrasse sur le toit de laquelle on a une vue sur les deux Tours historiques et la place les séparant. Boire un Pastis à 10 RMB (1,15 €) confortablement assis sur un des nombreux canapés multicolores, sous un parasol où les branches des acacias surplombent la terrasse est un moment de détente presque magique au cœur de la mégalopole. Vous pouvez aussi commander une flammekuche (Olivier est Alsacien) et la déguster avec une bonne bière belge en écoutant les bruissements de la vieille ville (le quartier est interdit aux voitures) ! Les soirs, de nombreux événements y sont organisés, concerts ou soirées à thème, Olivier (qui est également ingénieur du son) se débrouillant pour ramener dans son bar de nombreux groupes francophones avec lesquels il travaille lorsqu'ils sont en tournée en Chine.

Après ce petit apéritif sympathique, changeons de quartier pour nous rendre au Beer Mania, dans le quartier de San Li Tun, centre de la vie nocturne de Beijing, à quelques minutes à pieds de la tapageuse « rue des bars ». Le Beer Mania existe depuis 9 ans déjà et est un bar exclusivement belge au niveau de sa sélection de bière, « la meilleure sélection de bières belges de Beijing », comme nous le rappelle son patron (Belge, bien sûr), Thierry. Le BM, comme disent les habitués (dont une solide base de francophones), possède une grande terrasse extérieure de 16 mètres de long où il est agréable de déjeuner, dîner, et même de « bruncher » les samedis et dimanches midis. Comme le dit Peter Stone, DJ et jazzman français, qui anime les nuits de Beijing et qui joue tous les vendredis soirs au Beer Mania, « c'est sûrement le meilleur rapport qualité-prix de Beijing pour la cuisine européenne, on peut manger une entrée, un plat principal et un dessert pour 60 yuans (7 €) et c'est vraiment de la qualité ». Mais le BM c'est aussi de la musique live du mercredi au samedi avec des groupes bien connus de la scène locale comme Mademoiselle et son Orchestre (une chanteuse québécoise au répertoire jazz/gipsy/chanson française) ou le Beijing Hot Club (groupe international de gipsy jazz), sans oublier DJ Peter Stone et ses mix allant de la soul à l'électro minimal. Alors on se laissera bien tenter par un petit concert en terrasse en dégustant d'authentiques frites belges avec son choix de 7 sauces faites maison !

Continuons notre tournée francophone par le Temple, la référence des bars rock de Beijing. Le Temple a été créé à l'été 2011 par un jeune français, Clément Berger, et 2 associés chinois. Après des études de chinois et divers emplois à Beijing, cet amateur de rock a décidé d'ouvrir ce lieu où des groupes rock, punk ou metal se produisent presque tous les soirs. Ici, l'ambiance est plus « américaine » : large choix de hamburgers faits maison (certains les qualifient de « meilleurs hamburgers de Beijing ») et une cinquantaine de shots à la carte. Mais il y a aussi la « french touch » : Pastis, mauresques, perroquets ou absinthes sont disponibles à petits prix ! De nombreux groupes français se produisent ici à l'image de Djang San (voir notre numéro d'avril 2014), ce musicien qui fait fusionner rock, musique traditionnelle chinoise et éléments électro. C'est d'ailleurs ici que M est venu après ses concerts à Beijing et a joué quelques morceaux avec Djang San et les musiciens amateurs présents. Si vous aimez le rock au sens large du terme, le Temple est un lieu incontournable à Beijing.

Après notre concert rock, allons nous amuser au Salud, en plein cœur de la ville. Situé sur la rue piétonne Nanluoguxiang, le Salud est dirigé depuis 2007 par Nicolas Pellissier, un français de 39 ans qui vit en Chine depuis plus de 10 ans. Le Salud c'est avant tout une ambiance festive et détendue. Concerts blues, flamenco ou jazz manouche une ou deux fois par semaine que l'on peut apprécier avec des tapas méditerranéens et des Pastis à 10 RMB. Puis, la fête bat son plein jusqu'au bout de la nuit. « Le Salud c'est une ambiance jeune et chaleureuse avec des prix abordables, nous dit Nicolas. Le succès a été immédiat, initialement grâce au réseau français. Depuis, Beijing a changé et la rue est devenue extrêmement touristique mais le Salud doit conserver ses spécialités : le rhum arrangé, un tapas du jour offert avec la bière pression, un Pastis pas cher et sa bonne humeur ! » L'atmosphère est détendue et il n'est pas rare de voir les clients (mélange de Chinois et d'Occidentaux) danser à l'étage du pub surplombant le bar. Le manager, Pierre, est aussi Français. Cet ancien militaire de carrière représente la 3e génération familiale à venir travailler en Chine, après son grand-père, géomètre envoyé ici par le Général de Gaulle et son père travaillant dans le secteur viticole. Au Salud, les verres sont bien remplis et la fête s'achève au petit matin dans la joie et la bonne humeur !

Et pour terminer, il y a, comme le clame son site internet, « le plus franchouillard des troquets français de Beijing », le Café de la Poste. Comme son nom le laisse penser, on retrouve ici une vraie ambiance de bistro français : tables et tabourets de bars en bois, fûts en chêne faisant office de tables sur la terrasse, et une atmosphère partagée entre les rires gras de clients bourrus et les discussions philosophiques de comptoir inspirés par les Pastis à 8 yuans (moins de 1 € !). Ici on refait le monde jusqu'au bout de la nuit et on se croirait presque « au pays ». Mais le Café de la Poste est aussi une des meilleures tables françaises de Beijing ! Leurs steaks tartares et carpaccios de bœuf sont particulièrement réputés tout comme leurs plateaux de fromages français. Comme quoi, même en Chine, la vie à la française s'exporte plutôt bien !

今日中国

Crépuscule sur le Pont aux 17 arches du Palais d’été à Beijing

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Un plan de Beijing comme souvenir touristique

 

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